Discriminations, violence et santé : prévenir et intervenir face à un phénomène de bouc-émissaire

Formation ouverte à tous, gratuite, proposée par LA Ligue Française pour La Santé Mentale
(8 jours, entre juin et octobre 2014)

Notre société est en crise, et cela a des répercussions en termes de violence contre soi ou l’autre. Dans toutes les périodes de crise de notre histoire, l’insécurité et la peur grandissent, et on voit augmenter un phénomène aussi vieux que l’histoire de l’humanité : la désignation de boucs-émissaires, sans que cela ne soit diagnostiqué, encore moins traité et donc jamais prévenu lorsqu’il se reproduit. Ces phénomènes s’accompagnent d’une vulnérabilité sans précédent de l’identité masculine, avec comme conséquence des violences redoublées contre tout ce qui est « féminin », violence que les hommes retournent aussi contre eux-mêmes . En se basant uniquement sur un axe de prévention du suicide, ce dernier est l’équivalence symbolique sur le plan psychique de ce que représente un phénomène de bouc-émissaire sur le plan social : harcèlement, jugement, mépris, moqueries, honte et humiliation sont autant de catalyseurs d’un déni de souffrance qui mène invariablement à une violence contre soi ou contre les autres.

Avec les soutiens suivants: Ministère de la Santé (DGS), Ministère de l’Agriculture (DGER), Ministère de la Ville (Direction Nationale de l’ACSE), Fondation SNCF, Fondation SEB, Fondation Aéroports de Paris, Fondation de France, Fondation Crédit Lyonnais
La LFSM et Éric Verdier – son chef de pôle « Discriminations, violence et santé » – vous proposent une action sur le thème :

Discriminations, violence et santé : prévenir et intervenir
face à un phénomène de bouc-émissaire

L’objectif est de prévenir les discriminations qui isolent, et les risques qui en découlent en termes de cohésion sociale et de santé. Pour cela, nous proposons sur 8 journées (4 x 2 jours) de former les acteurs de terrain (8 jours, entre juin et octobre 2014) sur le thème des discriminations et des phénomènes de bouc-émissaire, et leur incidence sur la santé et le vivre-ensemble. Seront notamment abordés au cours de la formation, les thèmes suivants :
◦ discriminations, stigmatisation, abus et normopathie,
◦ phénomènes de bouc-émissaire et impact sur la violence et l’estime de soi,
◦ suicides et conduites à risque induits par les discriminations,
◦ résilience et facteurs de protection,
◦ processus d’acceptation ou déni de la différence,
◦ mécanismes sous-tendant la triade racisme, sexisme et homophobie,
◦ matrivirilité (jeu croisé de domination entre genres et sexes).

Dans le cadre de ces journées, nous proposerons un accompagnement des initiatives que ces acteurs développent, notamment celles qui intègrent un travail sur les comportements dits « masculins » ou « féminins », et l’accumulation des sources potentielles de discrimination : il s’agit par exemple d’un espace de parole, ou d’une action de sentinelles, à destination de personnes vulnérables en termes de violence ou de discriminations, car victimes de phénomènes de bouc-émissaire. Nous valoriserons également plus spécifiquement les projets qui tiennent compte de la vulnérabilité des hommes, à tous les âges et statuts de la vie.

L’un des impacts possibles de cette formation-action peut être aussi d’impulser ou de dynamiser un réseau « Discriminations, violence et santé », intégrant des acteurs de lutte contre les discriminations et de prévention de la violence, d’éducation pour la santé et d’accompagnement de personnes vulnérables en termes de santé et de conduites à risque. L’un des objectifs de ce réseau serait de promouvoir l’autosupport des personnes et des communautés concernées.
Si cette proposition rencontre votre intérêt, vous trouverez ci-joint un coupon d’inscription, que vous pouvez largement diffuser. Le nombre de places étant limité, un email de confirmation vous sera envoyé. Un travail sur soi-même est proposé de manière transversale à l’ensemble du processus de formation. Les échanges entre professionnels et bénévoles de champs différents seront privilégiés, ainsi qu’une parité hommes/femmes au sein du groupe de participant-e-s.

Les personnes qui participeront à la formation-action s’engagent à :
– mettre en place une action ou intégrer dans une action existante les éléments de la formation-action
– participer aux 8 journées de formation-action
– se répartir à tour de rôle la prise de notes par demi-journée

Les journées de formation sont financées par les différents partenaires présentés au recto. Aucune participation financière n’est donc demandée. Cette formation est dispensée par la Ligue Française pour la Santé Mentale, organisme reconnu d’utilité publique et agréé pour la formation continue. Les repas (à votre charge) seront pris sur place afin de profiter de ce temps pour visionner un document filmé sans rallonger l’amplitude horaire.

Fiche d’inscription à télécharger

PREVENIR LA VIOLENCE A L’ECOLE SUEDE, FINLANDE, CANADA… Des modèles pour la France ?

La façon dont un pays aborde les problèmes de violence à l’école révèle un peu de ce qui constitue son caractère, dans ses dimensions philosophique, culturelle, politique, économique, sociale… Tandis qu’un pays centralisé voudra mettre en place des plans à l’échelle du territoire, un autre laissera aux communes ou aux établissements le soin de prendre des initiatives sur mesure. Ici, l’ordre et la discipline seront privilégiés et la sanction prioritaire. Et là, on laissera s’exprimer davantage de liberté pour accompagner l’enfant vers l’autonomie et la responsabilité.

 

Toutes les évaluations montrent que les politiques les plus efficaces sont celles qui agissent sur le climat psychosocial de l’école, en jouant à la fois sur une formation spécifique des personnels, sur le développement d’activités renforçant les compétences relationnelles et citoyennes, et sur l’incitation à la coopération et au travail en équipe… autant d’éléments reconnus pour améliorer l’ambiance de la classe et de l’établissement. On observe en outre qu’un meilleur climat d’école favorise à la fois l’envie d’apprendre et la réussite dans les apprentissages.

 

Et, ce n’est pas le moindre des effets : les politiques éducatives basées sur la bienveillance et visant au bien-être de tous, nourrissent des sociétés où les rapports sociaux sont plus démocratiques, plus égalitaires et donc moins violents. Sans porter atteinte aux spécificités de notre pays, il doit être possible de s’appuyer sur des propositions déjà mises en œuvre avec succès dans d’autres pays. Loin de rechercher des « modèles », suédois, finlandais, canadien… pourquoi ne pas commencer par s’inspirer des bonnes pratiques ?

 

 

N°325 – novembre-décembre 2012, 28 pages couleur. 6 euros. Abonnement annuel : 38 euros (Prix Promo pour un premier abonnement 30 €)

NON-VIOLENCE ACTUALITÉ, BP 20241, 45202 Montargis cedex Tél. 02 38 93 67 22. Fax. 09 75 38 59 85.

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