L’ARS Lorraine finance un nouveau diplôme dédié aux comportements problèmes dans le champ du handicap et de l’autisme

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L’université de Lorraine lance un nouveau diplôme universitaire dédié à l’analyse, l’accompagnement et la prévention des comportements problèmes sur le champ du handicap et de l’autisme. Prévue pour ouvrir le 10 décembre 2015, la formation initiale a été mise en place par le département de psychologie de l’établissement, en partenariat avec l’ARS…

La Conférence nationale du handicap devient un rendez-vous annuel, mais pour dire quoi ?

UNAPEI – Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales – 06/01/2015 14:33:39


Principale annonce du Président de la République, la conférence nationale du handicap aura lieu tous les ans et non plus tous les trois ans … C’est dire si l’objectif manque d’ambition !

Pourtant le Président partage le constat que les personnes handicapées sont encore trop exclues de notre société : absence de reconnaissance par nos concitoyens de leur pleine citoyenneté, une cité inaccessible à près de 12 millions de personnes, lourdeur administrative pour la reconnaissance de leurs droits, le chômage qui touche deux fois plus les personnes handicapées, trop de personnes sans solution d’accompagnement.

Quelques petites annonces sont venues parsemer son discours : engagement de maintenir le rythme d’augmentation des dépenses, création d’une centaine d’unité d’enseignement à l’école, mutualisation possible des prestations de compensation, …

Sur les personnes handicapées sans solution, le Chef de l’Etat a clairement posé l’objectif qu’il n’y ait aucune famille, aucune personne sans solution d’accompagnement. L’espoir renait mais toute la question est de savoir quand et comment la République se met en situation de l’atteindre ? 13 000 enfants handicapés, 30000 adultes handicapés vieillissants et 6500 français handicapés exilés en Belgique devront encore attendre.

D’ailleurs, le Président de la République ne s’est pas exprimé sur l’évaluation des besoins des personnes handicapées, pierre angulaire de la politique du handicap. L’Unapei lui offre la solution : ObServeur, un outil de recensement des besoins réels des personnes handicapées en France et de gestion de leur parcours de santé.

En dépit de ce constat, l’Unapei regrette qu’aucune réelle impulsion nouvelle ne soit donnée, le Chef de l’Etat se contentant de formules « il faut », « on doit », « on devrait ». Pire, contrairement à son engagement, le Chef de l’Etat a passé sous silence la première source d’exclusion des personnes handicapées, leur niveau de ressources.

En outre, la réforme du financement des établissements telle qu’annoncée par le Chef de l’Etat « les financements doivent suivre la personne handicapée » fait naître de grandes inquiétudes auprès des familles et des milliers de personnes handicapées accueillies dans établissements et services déjà confrontés à de grandes difficultés financières.

Ainsi, annoncer que la CNH aura lieu tous les ans n’apporte rien lorsque sur un rythme triennal le chef de l’Etat ne répond pas aux attentes des personnes handicapées.

 

« Regardez la différence avec les yeux d’un enfant »

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Et si on regardait le handicap, la différence, avec des yeux d’enfant ? C’est l’idée toute simple du clip mis en ligne par l’association de Villeneuve d’Ascq Noémi, qui lutte pour une meilleure intégration des personnes handicapées dans la société.Des adultes et des enfants ont été invités à reproduire des grimaces diffusées sur un grand écran. Assis côte-à-côte, parents et enfants s’en donnent à coeur joie jusqu’à l’apparition d’une fillette handicapée… Là, les adultes n’osent pas reproduire la grimace qu’ils voient à l’écran. Les enfants, eux, continuent comme si de rien n’était. Gêne et pudeur face à la naïveté, la tendresse, la spontanéité.

Téléréalité avec des personnes trisomiques : la Norvège ose

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Résumé : La télé norvégienne diffuse un programme de téléréalité avec 6 personnes trisomiques. Un vrai succès pour ce divertissement qui mise sur les richesses de la diversité, sans ridiculiser. A quand un tel concept en France ?

Il est de bon ton de dire « La téléréalité, c’est pas mon truc ! ». Même si les décérébrés et autres bodybuildés rassemblent des millions de téléspectateurs, personne, officiellement, ne regarde. Et que se passerait-il si ces « stars » du petit écran étaient des personnes trisomiques ? Idée déplacée, me direz-vous ! Pas vraiment puisque, en Norvège, c’est « on the air » depuis déjà cinq ans. Six personnes trisomiques sont ainsi filmées dans leur vie quotidienne. Le nom de ce programme diffusé sur TV Norge, et adapté d’une émission suédoise pionnière dès 2007, est aussi imprononçable qu’inédit : « Tangerudbakken Borettslag » ! Tangerudbakken est le nom de la rue d’Oslo où vivent les protagonistes. Quant à « borettslag », il désigne une copropriété.

Une vie « normale » !

Trois hommes, trois femmes ! Suivis par les téléspectateurs à chaque moment de la journée, au travail ou dans leurs loisirs. Autonomes, ils habitent chacun leur propre logement mais bénéficient d’assistance en cas de besoin. Ils ne se refusent aucune activité, aucun plaisir et s’initient à la poésie, montent à cheval, jouent au piano ou au foot et partent même en croisière houleuse et « thérapeutique » sur un vieux navire viking… Bénévoles d’une organisation caritative chrétienne, ils rendent visite à des personnes âgées hospitalisées ou isolées, distribuent des gâteaux aux plus démunis dans la rue et servent la soupe populaire. Pour les fêtes, dans un épisode dédié, ils ont entrepris de décorer leur maison et leur quartier. A l’occasion d’un grand concert de Noël, ils poussent la chansonnette aux côtés d’artistes norvégiens. De vrais stars locales, qui sont parfois conviées à des missions pour l’Unicef.

Cliquez-ici pour la suite de l’article sur : http://informations.handicap.fr/art-telerealite-handicap-norvege-853-7409.php

Une carte d’accès aux files d’attente prioritaires pour les personnes en situation de handicap

La carte mise au point par Priocall, qu’est-ce que c’est ?

C’est un système électronique de gestion des files d’attente prioritaires. Son objectif est de donner la priorité aux personnes à mobilité réduite dans les files d’attente, de permettre aux structures recevant du public de gérer plus facilement le flux de leurs caisses prioritaires, et ainsi d’améliorer l’accueil de leurs clients en situation de handicap. Dans chaque structure équipée, ceux-ci peuvent ainsi être appelés en priorité lorsqu’ils arrivent dans une file d’attente, sans avoir à se justifier auprès des hôtes de caisses ou agents d’accueil, et sans risquer de créer une altercation avec les autres clients.

Comment fonctionne ce système ?

Priocall fonctionne grâce à une borne autonome (émetteur), un récepteur clignotant, et une carte-badge nominative. Lorsqu’un client en situation de handicap entre dans une structure équipée et souhaite bénéficier de ce système, il doit se rendre à l’accueil et demander une carte-badge, remise sur présentation d’un justificatif prioritaire et valable sur une longue période. Dès lors, ce badge lui permet d’actionner la borne. Il lui suffit d’insérer sa carte pour signaler sa présence à l’hôte de caisse ou à l’agent d’accueil via un voyant clignotant. Celui-ci peut alors inviter le client prioritaire à s’avancer derrière la personne en cours de traitement. La borne peut être située près d’une file d’attente prioritaire, mais aussi en tête de gondole dans un magasin, ou à l’accueil des stands boucherie, fromagerie, poissonnerie…

Côté usagers, l’utilisation est très simple (insertion de la carte) et chaque borne comprend une explication claire du système afin que les autres clients soient avertis, et comprennent pourquoi certaines personnes passent devant eux. Le but étant de faciliter la vie des personnes en situation de handicap, qui parfois n’osent pas demander à passer ou sont agacés de voir les caisses prioritaires occupées.

Côté structures, le système est également très simple, tant dans son installation que dans son utilisation. En plus de son aspect pratique, il démontre que l’enseigne qui l’utilise est attentive à sa clientèle et prend réellement en compte les personnes en situation de handicap. Il est évidemment possible d’installer plusieurs bornes au sein d’une même structure en fonction du public accueilli.

Comment est né le système Priocall ?

L’idée m’est venue en faisant une course à La Poste, près de chez moi, à Méru. Ayant du mal à rester longtemps debout en raison d’un handicap à la jambe, j’ai demandé à passer en priorité lorsque je suis arrivé derrière une longue file d’attente. Certains clients ont mal réagi et m’ont dit de « faire la queue comme tout le monde ou d’aller m’asseoir », ce que j’ai eu du mal à accepter. C’est alors que j’ai décidé de faire quelque chose pour les personnes étant dans la même situation que moi, et rencontrant probablement les mêmes difficultés : personnes en situation de handicap, femmes enceintes, personnes âgées… C’est ainsi qu’a germé l’idée de créer Priocall, en 2005.

Étant technicien en électronique, j’ai alors mis à profit mes jours de congés pour élaborer un premier prototype de borne sur mon lieu de travail, à Argenteuil. Ma société n’a pas pu fabriquer le modèle en série mais m’a énormément aidé dans la conception en mettant un ingénieur à ma disposition.

Cette invention a rapidement été couronnée de succès : j’ai remporté, en 2005, une médaille d’or au Concours Lépine, catégorie médicale. Un peu plus tard, le système Priocall a été testé par deux grandes surfaces qui ne m’ont renvoyé que des échos positifs. Leurs hôtes de caisse ont été soulagés de voir les autres clients accepter sans problème les passages prioritaires. Et les directeurs de magasins n’ont plus rencontré de difficultés pour faire travailler les hôtes de caisses sur ces postes considérés comme sensibles.

J’ai alors fait fabriqué les premières cartes-badges, monté ma propre SARL, et lancé la commercialisation du système Priocall.

Où en est-le développement du système Priocall aujourd’hui ?

Aujourd’hui, plus de 60 hypermarchés et supermarchés sont équipés du système Priocall (Auchan, E-Leclerc, Carrefour, Intermarché, Ikea, Leroy Merlin, Hipercor…), ce qui est très positif pour un produit mis sur le marché depuis moins de dix ans. Mon ambition à présent est de susciter l’intérêt de toutes les autres structures recevant du public : commerces, lieux touristiques, administrations, banques, musées, cinémas, gares, aéroports…

Plus d’infos sur : www.priocall.com

HANDICAP Comité interministériel du handicap : le oui-mais des associations

La gazette.frLe comité interministériel du handicap du 25 septembre 2013 a fixé les grands axes de la politique que le gouvernement entend engager en matière de handicap. Les associations attendent maintenant la concrétisation des très nombreuses mesures annoncées.

 

 

Les associations de personnes handicapées ont massivement salué « l’ambition » de la feuille de route gouvernementale annoncée le 25 septembre, lors de la première réunion du Comité interministériel du handicap (CIH) – « en soi, un tel événement est déjà historique puisque le Comité Interministériel ne s’était jamais réuni depuis sa création en 2009», n’a pas hésité à écrire l’Unapei.

La fédération Fegapei des associations gestionnaires au service des personnes handicapées prend, elle acte « des avancées vers une société inclusive » contenues dans les mesures annoncées, sur les quatre volets prioritaires du relevé de décisions : la jeunesse, l’emploi, l’accessibilité, l’accompagnement médico-social.

L’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (Uniopss), relève, elle que « le renforcement des actions de l’Etat dans un cadre interministériel favorise une approche transversale de la politique du handicap » ce qui correspond à ses attentes d’un « développement d’une politique sociétale du handicap ».

Des annonces à concrétiser- Concernant l’accès aux soins, l’Uniopss se félicite de la prise en charge à 100 % des frais de transport des enfants se rendant en Centre d’action médico-sociale précoce et en Centre médico-psycho-pédagogique … pour aussitôt souligner que cette annonce est «l’une des rares directement opérationnelles » !

Le « mais » de toutes les associations est là. Beaucoup des mesures annoncées sont renvoyées à des concertations, groupes de travail… « Toutes les mesures annoncées ne se déclinent pas en actions concrètes, accompagnées d’un chiffrage précis, qui devrait trouver sa traduction immédiate notamment dans le cadre des projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale », déplore la fédération d’associations gestionnaires Fegapei.

L’Uniopss prévient, elle aussi, qu’elle restera « vigilante à la traduction financière » des engagements du CIH, « à l’heure des arbitrages budgétaires dans le cadre des projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale »

De son côté, « déçue de l’absence de mesures nouvelles et concrètes sur les ressources et la compensation », l’Association des paralysés de France (APF) attend « avec impatience » les travaux des groupes de travail sur ces deux sujets, annoncés par le Premier ministre.

Accessibilité : une tâche délicate – Une concertation sous forme de tables rondes doit s’ouvrir, sur les agendas d’accessibilité programmée (AdAp) et l’adaptation des normes pour les établissements recevant du public, la voirie et les transports. Elle sera présidée par Claire-Lise Campion, sénatrice de l’Essonne et auteur du rapport Réussir 2015, et animée par la délégation ministérielle à l’accessibilité. Les groupes de travail devraient être constitués la semaine prochaine. Il s’agira principalement de tables rondes, le but étant de trouver des points de consensus et de mettre tous les partenaires autour de la table.

Une tâche délicate l’attend : obtenir un consensus entre les associations d’une part, et les décideurs/financeurs, d’autre part. La fédération Fnath des accidentés de la vie annonce d’ores et déjà sa participation « afin que les Ad’AP ne constituent pas un moyen d’enterrer la mise en accessibilité de la Cité » tout en notant « avec satisfaction » la volonté du gouvernement d’encadrer ce dispositif de sanctions administratives financières. Sur l’ajustement des normes, elle « sera vigilante à ce que cela ne conduise pas à ouvrir une boîte de Pandore et à entériner des reculs ». L’APF lance, elle, le 9 octobre, sa nouvelle campagne d’appel au don, axée sur le thème de l’accessibilité, et dit attendre du gouvernement un véritable plan Marshall « pour que la société se mette en marche vers l’accessibilité et ce, dès la fin de l’année ».

Du côté des collectivités, qui, pour l’instant n’ont pas réagi officiellement, Elisabeth Lamure, co-présidente du groupe de travail accessibilité à l’Association des maires de France estime, à titre personnel que « la mise en place des Ad ‘AP apporterait une bouffée d’oxygène aux communes, qui pourront plus sereinement établir une planification de la mise en accessibilité ». La sénateur-maire de Gleizé (Rhône) souligne que « les collectivités s’interrogent depuis longtemps sur leur capacité à réaliser l’accessibilité universelle de leurs établissements recevant du public. Beaucoup a déjà été fait, mais les travaux et interventions techniquement compliqués et d’un coût important restent à faire ». Pour elle, les associations le savent, et « malgré leurs attentes fortes », c’est dans un « climat apaisé » que devraient se dérouler «des mois de travaux importants et denses».

Les groupes de travail doivent être constitués cette semaine. Des tables rondes mettront tous les partenaires autour de la table, des éventuelles rencontres bilatérales étant prévues en cas de besoin.

Leurs conclusions devront être remises fin janvier 2014 au Premier ministre. Le Gouvernement élaborera ensuite un projet de loi d’habilitation à prendre par ordonnances.

Le service rendu par les MDPH
Avec plus de 4 millions de demandes par an, les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) « font face à des difficultés de fonctionnement qui allongent les délais de réponse et altèrent l’ambition de personnaliser les réponses ». Le relevé de décisions du CIH préconise la généralisation de la dématérialisation des demandes, et la simplification de celles concernant le stationnement, l’harmonisation des pratiques d’évaluation, et une « gouvernance territoriale du handicap » qui fait référence à une déclaration commune de l’Assemblée des départements de France et une soixantaine d’associations sur les maisons de l’autonomie.

Pour Igor Dupin, président de l’association des directeurs de MDPH, « la dématérialisation des demandes est un objectif totalement partagé », d’ailleurs un travail est en cours avec la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) sur les systèmes d’information. Quant à la carte de stationnement « il ne s’agit vraiment pas de l’alpha et l’oméga de l’activité des MDPH, loin de là » et rappelle que la délivrance de ces cartes incombe aux préfectures.

En revanche, l’équité de traitement sur tout le territoire « est un véritable enjeu » auquel doivent contribuer l’harmonisation de l’évaluation : « les MDPH sont en train de se doter des outils nécessaires », souligne-t-il.

En ce qui concerne « les évolutions de la gouvernance territoriale des politiques du handicap et de la perte d’autonomie » sur lesquels le gouvernement veut « mettre en place un dialogue », Igor Dupin voit en « filigrane » une contradiction avec un autre passage du relevé de décisions qui cite les commissions exécutives (Comex) comme exemplaires de la participation des associations. On le sait, les conseils généraux militent pour une intégration des MDPH dans leurs services, et les futures Maisons de l’autonomie aussi….