Savoir guérir la dépression (Raymund SCHWAN et Philippe COURTET)

Une nouvelle parution écrite à deux mains par des éminents spécialistes, dont, et cela mérite d’être signalé, le professeur Schwan.

Ce livre est à disposition des adhérents, dans notre bibliothèque, 6 rue du Gral Chevert à Nancy.

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La dépression est une maladie fréquente qui touche chaque année 3 millions de français. La dépression est la première cause de suicides. Pourtant des solutions existent. Ce livre s’adresse en première ligne aux patients et à leur entourage, c’est-à-dire aux premiers concernés et intéressés par la maladie. Il est écrit par des psychiatres, chercheurs et professeurs de psychiatrie qui leur proposent de faire le tour de cette pathologie. Ce livre ne se veut pas pour autant savant. Il s’agit tout simplement de se mettre à la portée des premiers intéressés et de leur donner les moyens de savoir pour guérir. Car savoir, c’est refuser de continuer à subir et devenir acteur dans un processus qui conduira la personne souffrant de dépression vers sa guérison. C’est redevenir peu à peu maître de son avenir.

 

Raymund Schwan est professeur de psychiatrie à l’Université de Lorraine, chef du pôle hospitalo-universitaire de psychiatrie d’adultes du Grand Nancy au Centre Psychothérapique de Nancy et chef de service de la Maison des Addictions au CHU de Nancy.

Médecin psychiatre et psychothérapeute cognitivo-comportementaliste de formation, il a réalisé ses études en Allemagne et en France. Il a travaillé ensuite en Allemagne, en Suisse, en France à Clermont-Ferrand et depuis 2006 à Nancy. En Suisse, il a bénéficié d’une formation thérapeutique et d’une pratique centrées sur l’autonomisation (« empowerment ») des patients qu’il a pu développer par la suite. Ses travaux de recherche portent aussi bien sur les domaines de la recherche fondamentale que sur la qualité de vie des patients.

Philippe Courtet est professeur de psychiatrie à l’Université de Montpellier, coordonateur du Département d’Urgence et Post Urgence Psychiatrique et chef du secteur Montpellier Nord-Est au CHRU de Montpellier. Il est psychiatre, spécialiste des conduites suicidaires, de la dépression et du trouble bipolaire. Ses recherches visent à permettre de mieux comprendre les mécanismes de ces affections et leurs traitements, ainsi que de développer la santé connectée.

Il est le Président actuel de l’Association Française de Psychiatrie Biologique et Neuropsychopharmacologie, et est impliqué dans la World Federation of Societies of Biological Psychiatry, l’European College of Neuropsychopharmacology et l’European Psychiatric Association.

Schizophrénie : un nouveau traitement porteur d’espoir

Information hospitaliere

Des chercheurs américains auraient mis au point un traitement capable de réduire considérablement les symptômes de la schizophrénie chez la souris, voire de les inverser. C’est ce que révèle une étude publiée dans le dernier numéro de la revue Neuron.

Trouble psychique par excellence, la schizophrénie est une maladie chronique plus ou moins grave et handicapante, qui associe un ensemble d’affections psycho-cérébrales. Si l’état général des patients présente certaines caractéristiques communes (hallucinations, dépression ou altérations de la pensée), cette maladie est multi-symptomatique, ce qui en fait sa complexité. Selon les dernières estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1 % de la population mondiale serait atteinte par cette pathologie.

Afin de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la survenue de cette maladie, Lin Mei et ses collaborateurs de la Georgia Regents University ont étudié les profils génétiques et biologiques de certains patients schizophrènes. Ils ont ainsi mis en évidence, chez ces derniers, un taux élevé de neuréguline-1, une protéine dont le gène est localisé sur le chromosome 8 et qui est connu pour jouer un rôle dans la longévité de la vie.

Les chercheurs américains ont constaté qu’en diminuant le taux de neuréguline-1 dans le sang de souris « shizophrènes », il était possible de réduire considérablement les troubles du comportement voire de les faire disparaître.

Fort de ces premiers résultats encourageants, l’équipe de Lin Mei travaille dès à présent sur la mise en place d’un traitement capable d’inhiber la production de neuréguline-1… Affaire à suivre…

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Comment vivre avec des troubles bipolaires ? – Allô docteurs – Santé – France5

france5

Pr Philippe Fossati, psychiatre à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) au groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière à Paris

Dossier :Nos humeurs varient en fonction des événements. Mais quand les émotions deviennent trop intenses, qu’elles génèrent des réactions incontrôlables, des excès de toutes sortes et que cela dure longtemps, on parle alors de maladies de l’humeur. Parmi elles, les troubles bipolaires concernent 1 à 2 % des Français.

Ces troubles sont appelées bipolaires parce qu’ils présentent une phase maniaque et une phase dépressive, d’où leur ancien nom de maladie maniaco-dépressive. Pendant la phase dite maniaque, la personne vit une période d’exaltation, elle est euphorique, trop optimiste, impulsive et agitée. Elle prend aussi des risques inconsidérés. Puis, brutalement, plus rien ne va, l’euphorie laisse la place à la tristesse, à la fatigue, à un sentiment d’inutilité, c’est la phase dépressive.

Malgré des signes qui semblent évidents, huit années s’écoulent en moyenne avant que le diagnostic ne soit posé. Car il y a différents types de troubles bipolaires, certains signes peuvent être trompeurs, l’intensité et la durée des deux phases peuvent varier. Pour certains, il suffit d’une journée pour passer d’un état à l’autre, pour d’autres, les phases maniaques peuvent passer inaperçues.

Les premiers signes de la maladie apparaissent le plus souvent avant l’âge de 18 ans. Certains facteurs psychologiques peuvent la déclencher. Mais les causes sont multiples : se mêlent l’histoire du patient, l’environnement et même un terrain génétique. Le risque de présenter un trouble bipolaire est multiplié par dix quand un parent au premier degré en est atteint. Plus la maladie est diagnostiquée tôt, plus le traitement sera efficace.

Il s’agit d’une maladie que l’on peut stabiliser, mais l’observance du traitement médicamenteux est indispensable pour traiter les phases aiguës de la maladie et prévenir les rechutes. Il faut savoir en effet que 10 à 15 % des personnes non traitées se suicident.

Le traitement le plus prescrit est le lithium : il fait partie des thymorégulateurs, ce sont des médicaments qui régulent l’humeur. Il parvient à amoindrir autant les phases maniaques que les phases dépressives.

Parmi les autres traitements, il y a la sismothérapie que l’on connaît aussi sous le nom d’électrochocs. Cela consiste à envoyer un faible courant électrique dans le cerveau. Cette technique est utilisée dans le traitement de la dépression et des états maniaques aigus et délirants. Au-delà de ces traitements, il est important d’apporter au patient et à son entourage un soutien psychologique. En associant une psychothérapie, on aboutit à de meilleurs résultats.

Depuis une dizaine d’années, une nouvelle stratégie thérapeutique se développe pour accompagner les personnes bipolaires. Déjà utilisée depuis longtemps pour d’autres maladies chroniques comme le diabète ou l’asthme, elle commence à faire son entrée en psychiatrie : ce sont les séances psycho-éducatives. Le principe est simple : plus le patient bipolaire comprend sa maladie, mieux il apprendra à la gérer et surtout à accepter son traitement.

C’est au cours de la phase dépressive que la personne acceptera d’aller consulter. Sachez que 85 % des patients répondent correctement aux traitements.

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