HANDICAP PSYCHIQUE

Formulaires numériques pour le dossier MDPH (à compléter)

Téléchargement du nouveau Formulaire de Demande à la MDPH dont l’usage sera généralisé en 2018 sur le site de http://www.legifrance.gouv.fr

https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000034677256

Téléchargement du nouveau Certificat Médical utilisable dès aujourd’hui :

https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000034602798

 

Quelques adresses utiles :

UNAFAM : www.unafam.org

CNSA : www.cnsa.fr

Ministère des Affaires sociales :

– Quelques guides sur le handicap

http://www.social-sante.gouv.fr/actualite-presse,42/discours,2333/documentation-publications,49/ouvrages-pratiques-chartes,1348/handicap,1688/

Ministère du travail :

– www.travail-solidarite.gouv.fr

HANDIPOLE.ORG : (Comprendre les déficiences)

http://www.handipole.org/spip.php?rubrique282

extrait du site :

Le handicap psychique

Comprendre la déficience

Le handicap psychique n’est pas la conséquence d’une déficience proprement dite. Il ne faut pas confondre la déficience intellectuelle (souvent associée au « handicap mental ») avec le handicap par la maladie mentale, qui affecte le psychisme.

La personne handicapée psychique présente une pathologie psychiatrique, apparue au cours de la vie, entraînant des troubles affectifs et émotionnels.

Le handicap psychique est variable, et il implique des soins de longue durée.

Les causes possibles sont multiples.

Les termes médicaux, comme psychose, compulsion, névrose, troubles bipolaires… ne sont maîtrisés que par les psychiatres. Quant ils sont employés par des personnes dont ce n’est pas le métier, ils sont la source de confusion, de simplification et d’idées préconçues. L’entreprise n’a pas à connaître le diagnostic ni l’origine des troubles puisqu’elle n’est pas chargée de soigner.

Des formes et des degrés différents

Les troubles psychiques peuvent prendre des formes très diverses selon les personnes. Ils peuvent toucher :
• la pensée, à travers ce qu’on appelle des obsessions ou des délires,
• la perception, dans le cas d’hallucinations, mêmes légères,
• le comportement, avec des manifestations d’agitation, de tension ou de peurs excessives,
• l’humeur, dans le cas par exemple de la dépression.

Ils sont parfois d’ordre intellectuel, du fait de problèmes de mémoire, d’attention ou de jugement. Ce ne sont là que quelques exemples, que l’on ne retrouvera pas tous pour une même pathologie.

Dans tous les cas, les troubles ont des conséquences sur la vie quotidienne, les relations sociales et le travail.

Aujourd’hui, toutefois, les personnes handicapées qui accèdent à l’entreprise ne sont pas celles qui présentent les pathologies les plus graves. Les traitements actuels, par ailleurs, permettent de réduire les principaux symptômes.

Le niveau de handicap est très variable. Le handicap psychique peut apparaître à tout âge et l’intensité des troubles varie tout au long de la vie. Il existe différents degrés de gravité, et les difficultés rencontrées sont plus ou moins importantes. Beaucoup de personnes dépressives ou très anxieuses, par exemple, sont plus facilement déstabilisées, mais elles peuvent s’intégrer dans un environnement de travail comme la plupart des personnes.

Malgré la diversité de l’expression des troubles et la variété des causes, le handicap psychique présente certaines caractéristiques fréquentes :
• la souffrance, qui est réelle et importante,
• la fragilité et la vulnérabilité,
• la tendance à l’isolement, au refus du contact, au repli sur soi,
• la dévalorisation, la perte de l’estime de soi.

Qu’il soit durable ou épisodique, le handicap psychique génère des comportements qui peuvent interpeller l’entourage.

Même s’il est utile, pour l’accueil en entreprise, d’être averti des caractéristiques les plus fréquentes, il faut considérer la personne en particulier et pas la maladie en général.

Les incidences en situation de travail

Le handicap psychique ne se voit pas d’emblée. Il se perçoit au fur et à mesure. L’entourage professionnel ne comprend pas toujours que les difficultés que peut éprouver la personne sont dues au handicap.

La mémoire et la capacité de concentration sont généralement perturbées. Les difficultés d’assimilation et d’attention sont réelles, et peuvent être assorties d’une certaine lenteur dans la structuration et l’enchaînement des idées.

Les comportements peuvent parfois sembler déroutants. Ils ne sont, en fait, qu’une accentuation des réactions et des conduites que l’on peut trouver chez tout un chacun.

L’adaptation à un rythme, à des horaires, à des règles imposées, est plus difficile, soit parce que la personne doit retrouver des repères, soit du fait même de la pathologie. La contrainte, par exemple, peut être un facteur angoissant ou déstabilisant.

Les traitements ont aussi un impact : les médicaments, même s’ils sont de plus en plus efficaces pour réduire les symptômes, ont souvent des effets secondaires gênants dans la vie quotidienne. D’autant plus s’ils ne sont pas adaptés au rythme nouveau que sera celui du travail. Il peut également arriver qu’un recours à des soins hospitaliers, même de courte durée, soit inévitable.

L’intégration au collectif de travail peut aussi nécessiter un temps d’adaptation, poser des difficultés, mais pas systématiquement. Les personnes handicapées par la maladie mentale ne sont pas nécessairement des personnes difficiles à vivre ! L’ambiance de travail est à cet égard très importante. Si la personne est bien accueillie, si elle se sent reconnue dans ses compétences, son intégration sera facilitée.

Le travail se révèle une expérience bénéfique pour la plupart des personnes en situation de handicap psychique. Ces personnes, souvent blessées par leur histoire de vie, retrouvent un sentiment d’utilité à travers le travail. Être reconnu par les autres, participer à un collectif les valorise. Le travail leur permet aussi de fixer leur attention sur d’autres préoccupations que la maladie. Si le parcours de la personne lui a permis de bien intégrer les repères et les codes sociaux, et si elle est bien accompagnée, elle a toutes les chances de s’intégrer dans une entreprise, y compris avec une pathologie importante.

Les craintes de l’entreprise et des autres salariés viennent de la représentation sociale autour de la folie, avec son lot de peurs et de fantasmes. Les progrès thérapeutiques peuvent cependant permettre à une personne handicapée par la maladie mentale de bien s’intégrer.

Compenser le handicap

L’aménagement des conditions de travail

Les adaptations nécessaires consistent généralement en un aménagement du rythme et de la durée du travail. Le choix du temps partiel sera souvent pertinent pour les personnes en situation de handicap psychique.

Bien entendu, les environnements professionnels stressants ne sont pas les plus adaptés, compte tenu de la fragilité particulière de ces personnes. Le contexte de travail ne doit pas générer de pressions excessives, le stress doit être limité ou contrôlé. Les conditions de productivité proposées devront tenir compte d’un temps d’adaptation progressif.

Il sera nécessaire, dans les premiers temps, d’assurer un suivi plus étroit du travail réalisé. En faisant des points réguliers, sans qu’ils soient trop pesants pour la personne, on pourra établir la manière dont la personne s’acquitte des activités qu’on lui confie. A partir des progrès constatés, le rythme pourra être progressivement accéléré, le volume des tâches augmenté.

Il est important de permettre à la personne de contribuer à son propre suivi, et de l’aider à prendre des responsabilités au fur et à mesure.

Les aides humaines

Le tutorat est souvent une condition nécessaire à une intégration satisfaisante. Le rôle de médiation du tuteur facilitera notamment les échanges avec l’équipe.

Le type de relation que la personne aura avec son tuteur, la confiance que celui-ci lui accordera, jouera énormément sur son évolution. Le tuteur ne doit pas laisser la personne déroger aux règles du monde du travail, même si pour cela un temps d’acclimatation est nécessaire. Le tuteur peut aider la personne à accepter que l’on aborde ses erreurs, s’il lui manifeste en même temps du respect et de la confiance. Il est préférable de parler le moins possible avec la personne de son handicap, sauf s’il s’agit de difficultés spécifiques en lien direct avec le travail. Les personnes handicapées psychiques ont tendance à parler abondamment de leurs difficultés si on les y encourage, et le risque est de déborder très vite vers le cadre de la vie privée.

Pour ce qui concerne les collègues, une information minimum suffit pour faire comprendre que le plus important est de ne pas répondre « en miroir » aux réactions de la personne (répondre à l’énervement par l’énervement, par exemple).

Eviter l’isolement sera également un point de vigilance particulier. Le tuteur a un rôle d’alerte s’il constate une dégradation. Mais il ne s’agit pas d’exercer une surveillance constante, de se mêler de tout, ni de déresponsabiliser la personne.

Les relais internes et externes

Le médecin du travail joue un rôle important dans l’intégration d’une personne handicapée psychique. Il est primordial qu’il soit informé, et ce au plus tôt de l’intégration. Il peut intervenir dans l’entreprise ou proposer un rendez-vous. Il peut mettre en place un suivi adapté aux besoins et être un interlocuteur privilégié du médecin traitant pour ce qui concerne l’éventuelle adaptation des traitements aux exigences du poste de travail. Il peut aussi favoriser le relais vers les structures spécialisées externes à l’entreprise.

Les structures d’accompagnement spécialisées peuvent aider à résoudre certaines situations, ou proposer un appui spécifique pendant une période difficile. Elles peuvent aussi sensibiliser l’entourage professionnel de la personne concernée, si cela semble nécessaire. Ces structures assurent un rôle complémentaire à celui du tuteur et sont un atout précieux dans l’intégration d’une personne handicapée psychique.

FNATH :www.fnath.org

Pour les documents officiels :www.legifrance.gouv.fr

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers

http://admi.net/jo

Pour le référentiel PCH : (texte entier) www.loi-handicap.fr

Le Guide-barème pour l’évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées : annexe 2-4 du Code de l’action sociale et des familles.

Le Geva est disponible sur le site de la CNSA.

Le GEVA : évaluer les besoins de compensation

A télécharger

 Version graphique du GEVA Manuel d’utilisation du GEVA

Pour l’aide humaine :

http://www.cnsa.fr/documentation/cnsa_guide_pch_aide_humaine_mars2017.pdf

Guide d’appui pour l’élaboration de réponses aux besoins des personnes vivant avec des troubles psychiques

http://www.cnsa.fr/documentation/web_cnsa-dt-troubles_psy-2016.pdf

Les cahiers pédagogiques de la CNSA

http://www.cnsa.fr/IMG/pdf/CAHIERpedagogique_GEVA_Web.pdf

Document de la CNSA (diaporama) : la loi de février 2005 à l’intention des tribuanux du contentieux de l’incapacité (édition 2013)

http://www.cnsa.fr/IMG/pdf/CNSA_TCI_WEB.pdf

Code du handicap 2011 sous la direction de Jeannette Bougrab et Arnaud de Broca aux éditions Dalloz

Guide Néret : Droit des personnes handicapées 2011.

Groupe Liaisons, 1 rue Eugène et Armand Peugeot, 92856 Rueil-Malmaison-Cedex.

Handicap.fr http://www.handicap.fr/

Résumé : Le Guide Néret pour les personnes handicapées, c’est plus de 15 000 coordonnées, des rubriques spécifiques et une documentation générale précise sur les droits des personnes handicapées.
 

L’emploi : un droit à faire vivre pour tous (rapport Busnel) sur le site

http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/IMG/pdf/RAPPORT_EMPLOYABILITE.pdf

Guide des éligibilités pour les décisions prises dans les maisons départementales des personnes handicapées – CNSA – Mai 2013

http://www.cnsa.fr/IMG/pdf/CNSA-Technique-eligibilites-web.pdf

http://www.cnsa.fr/article.php3?id_article=1222

http://www.cnsa.fr/article.php3?id_article=1225

Ressources juridiques de la CNSA : Utiliser le moteur de recherche présent dans le site

http://www.passerelle-cnsa.fr/juridique/ 

pour effectuer une recherche par mots clefs

Les droits des personnes handicapées mentales et de leurs proches

Les guides de l’UNAPEI 2012

Pour le commander :

http://www.unapei.org/Les-droits-des-personnes,214.htm

Droits et recours individuels des personnes handicapées

Philippe Grollemund. Editions Juris-Dalloz-2012

Le secteur médico-social : comprendre pour mieux agir : guide de l’ANAP

http://www.anap.fr/detail-dune-publication-ou-dun-outil/recherche/le-secteur-medico-social-comprendre-pour-agir-mieux/

Le mémento de la CDAPH Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Patrice GASC. Septembre 2012. Editions Books on demand (9€)

Sur le site de la MDPH de l’Aube, vous trouvez dans la rubrique documents et téléchargements, puis sous l’onglet fiches techniques : les fiches techniques de la CNSA du Guide pratique de la MDPH

http://www.mdph10.fr/spip.php?article160

Guide des éligibilités des décisions prises dans les MDPH

GUIDE CNSA