ALICE – un nouveau dispositif porteur d’espoir sur le Grand Nancy

Qu’est donc ALICE?

ALICE est une équipe infirmière à domicile. L’équipe d’ALICE est un dispositif d’intervention programmée. Elle intervient en dehors de toute situation d’urgence immédiate.

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(Antenne de Liaison et d’Intervention de Crise en psychiatrie).

Pour qui ? Toute personne de 18 à 65 ans résidant sur la Communauté urbaine du Grand Nancy, souffrant de difficultés psychiques importantes et ne parvenant pas à accéder aux services spécialisés.

Pourquoi ? Certaines personnes souffrant de troubles psychiques ont des difficultés à demander de l’aide. Ce besoin peut être identifié par des proches capables de formuler cette demande pour eux.

Faire appel à ALICE permet de :

  • Faciliter l’accès aux soins pour les personnes qui ne sont pas temporairement aptes à en faire la demande ;
  • Prévenir les crises et les hospitalisations sans consentement.

Qui fait la demande ?

  • Famille, proches, entourage.
  • Médecins généralistes, infirmiers, psychologues, psychiatres.
  • Intervenants sociaux.

Comment ?

  • Une équipe infirmière avec référence médicale.
  • Après un temps consacré à l’évaluation de la situation – avec en particulier la possibilité d’un accueil des familles – une consultation infirmière peut être programmée au domicile de la personne, en présence du tiers demandeur.
  • Des interventions, sur RV, sont possibles au cabinet du médecin généraliste.
  • Des consultations sur le site pour le ou les tiers demandeurs, peuvent être proposées.

L’équipe d’ALICE est un dispositif d’intervention programmée. Elle intervient en dehors de toute situation d’urgence immédiate. Elle ne se substitue pas aux dispositifs des secteurs, notamment pour les personnes ne respectant pas le programme de soins défini dans le cadre de la loi 5 juillet 2011. Elle n’assure pas de suivi dans la durée. 

ALICE du lundi au vendredi de 9h à 17h

Au : 03 83 85 12 56

alice@cpn-laxou.com

Les CMP de Médreville, les Hulottes, Mon Désert, des Prés

Equipe mobile Psychiatrie Précarité

Unité d’Accueil des Urgences Psychiatriques

HANDICAP : Les directeurs de MDPH proposent des réformes pour simplifier les procédures

ASH actualites« Réduire le volume de demandes déposées auprès des MDPH [maisons départementales des personnes handicapées] pour dégager du temps et des moyens qui pourraient utilement être réorientés vers l’accompagnement des personnes handicapées et leurs familles ». Telle est l’ambition de l’Association des directeurs de MDPH (ADMDPH) qui formule 11 propositions pour alléger les procédures et simplifier les démarches des usagers.

Lien direct de téléchargement du texte de l’A.D.M.P.H. sur : « La Gazette des communes »:

Handicap : Innover et Moderniser les Processus MDPH pour l’Accès à la Compensation sur les Territoires – améliorer et simplifier la vie des citoyens

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Le Gouvernement a décidé, en partenariat étroit avec l’Assemblée des Départements de France, de lancer à partir du premier semestre 2014 une expérimentation dans plusieurs Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) pour améliorer le traitement des demandes des personnes : l’ensemble des innovations proposées permettra, conformément à l’esprit de la loi handicap du 11 février 2005, de renforcer le traitement personnalisé des demandes.

Aujourd’hui, une demande quantitativement importante et la nécessité de traiter chaque situation individuelle, entraînent des retards dans les réponses ou des inadéquations entre le besoin et la réponse. Les procédures sont encore trop fastidieuses et trop lentes. Le rôle des services publics est de ne pas laisser seul nos concitoyens face au désarroi d’une demande complexe ou d’une démarche infructueuse. La qualité des dossiers de demande des usagers devra être améliorée pour mieux répondre aux besoins des personnes handicapées et apporter aux professionnels les moyens de mieux assurer leurs missions ; les procédures de décision devront être simplifiées tout en renforçant leur qualité.

Ce projet baptisé « IMPACT » pour « Innover et Moderniser les Processus MDPH pour l’Accès à la Compensation sur les Territoires » s’engage officiellement dans les Maisons départementales des personnes handicapées du Nord et du Calvados, à l’occasion du premier comité de pilotage national, qui s’est tenu le 4 février 2014.

Pour Marie-Arlette CARLOTTI, ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion « il s’agit de faire des MDPH, encore plus qu’elles ne le sont aujourd’hui, des maisons accueillantes et modernes, dans un objectif de simplification pour les usagers, de diminution des délais de réponse à leurs demandes et de facilitation du travail des agents ». Soucieux de garantir une cohérence dans les politiques du handicap, le gouvernement continue de garantir un rythme soutenu de création de places en faveur des personnes handicapées. Tout comme l’année dernière, entre 3.000 et 4.000 places devraient encore s’ouvrir en 2014. Ce rythme doit permettre d’aller au bout du plan de création de 50.000 places. Par ailleurs, le 3ème plan autisme représente 3.400 places supplémentaires d’ici 2017 et près de 70 millions d’euros sont consacrés au renforcement et à l’adaptation des places existantes.

Aline et Catherine, bénévoles pour l’UNAFAM

Aline et Catherine, bénévoles pour l'UNAFAM

Aline et Catherine, bénévoles pour l’UNAFAM

L’UNAFAM (Union Nationale de Familles et Amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) est une association reconnue d’utilité publique qui œuvre pour accompagner et améliorer la vie des personnes touchées par les conséquences de troubles psychiques sévères. Rencontre avec Aline et Catherine, deux de ces bénévoles.

En France, les pathologies relevant de la psychiatrie se situent au 3ème rang des maladies les plus fréquentes, après le cancer et les maladies cardio-vasculaires. En Lorraine, 70 000 familles sont confrontées à ces pathologies qui concernent toutes les populations sans distinction d’âge, de sexe ou de milieu social et qui apparaissent principalement au moment de l’adolescence ou au début de la vie d’adulte, entre 15 et 30 ans. Les maladies psychiques ont un impact direct sur la vie de la personne malade (souffrance, isolement, désocialisation, …), mais également sur ses proches, indispensables dans l’accompagnement et le soutien de ces personnes, mais bien souvent démunis et isolés face à une maladie peu ou mal connue. Forte d’un réseau bénévole d’entraide et de défense, l’Unafam accueille, écoute, soutient, forme et représente familles et amis, qui accompagnent au quotidien des personnes malades psychiques, afin de les aider à sortir de l’isolement pour mieux vivre ensemble.

Habitante de Vandœuvre, Aline Arthaud est bénévole à l’UNAFAM depuis près de 20 ans : « Mon fils souffre de troubles bipolaires depuis une vingtaine d’année. Au départ, face à cette situation, on se sent seul et désemparé. Après de nombreuses consultations de psychiatres et suite à un article paru dans un magazine, mon mari et moi avons contacté l’UNAFAM à Paris, qui nous à donné les coordonnées de l’UNAFAM 54. Il faut savoir qu’il existe une antenne de l’association dans chaque département. En plus de rencontrer des familles confrontées à la même maladie que nous, nous avons bénéficié de formations nous permettant d’acquérir des savoirs faire face à certains comportements. Aujourd’hui, la maladie de notre fils est stabilisée depuis une dizaine d’années, il est autonome à 80 %, et je pense que l’implication de l’UNAFAM y est pour quelque chose. J’ai tout de suite voulu m’investir au sein de cette association, pour redonner ce que chacun a pu apporter à ma famille. Je fais du secrétariat et de la communication pour l’association, m’occupant du bulletin départemental de liaison. Il est essentiel pour moi d’offrir toute l’aide et le soutien qu’il m’est possible de donner aux familles d’enfants souffrant de troubles psychiques. »

Catherine Paul, bénévole à l’UNAFAM depuis un an :
« Mon fils souffre de schizophrénie depuis près de 17 ans, mais il a fallu 7 ans pour que les spécialistes mettent un nom sur son mal. Il y a 3 ans, un ami m’a parlé de l’UNAFAM et j’ai pris contact avec l’association. J’ai participé à des groupes de parole et rencontré des familles dans la même situation que moi, ce qui est une source indéniable d’informations. Au moment de prendre ma retraite l’année dernière, il fallait que je donne de mon temps pour une association qui a été d’une aide précieuse à un moment important de ma vie, c’est pourquoi j’ai décidé de devenir bénévole. »

Pour plus d’informations : www.unafam54.org
Tél : 03 83 53 26 57