Handicap psychique : les critères d’accès à la prestation compensatoire sont modifiés

 

Un décret du 2 mai affine les critères d’éligibilité à la prestation de compensation du handicap (PCH) des personnes en situation de handicap psychique et un Guide d’appui de la CNSA du 3 mai aide les maisons départementales des personnes handicapées à mieux évaluer leurs besoins.

Un décret du 2 mai modifie le référentiel d’accès à la PCH fixé par l’annexe 2-5 du code de l’action sociale et des familles (CASF) pour les trois catégories de handicap avec pour objectif d’harmoniser les pratiques des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

En guise de mode d’emploi, un Guide d’appui pour l’élaboration de réponses aux besoins des personnes vivant avec des troubles psychiques publié le 3 mai par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) vient en aide aux équipe pluridisciplinaires des MDPH qui rendent compte depuis longtemps des difficultés qu’elles ont à appréhender les besoins de compensation de ces personnes.

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Handicap psychique : les freins de l’aide à domicile !

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Résumé : Les personnes souffrant de troubles psychiques doivent pouvoir bénéficier d’une aide à domicile spécifique. Une étude publiée en juin 2016 par l’Observatoire Handéo apporte des éclaircissements sur leurs besoins en termes d’accompagnement.

Par Handicap.fr / Aimée Le Goff, le 21-07-2016

Effrayante, la schizophrénie ? Peu handicapante, la dépression chronique ? Ces affirmations alimentent encore trop de préjugés sur les troubles psychiques, véritables handicaps invisibles. Comment favoriser l’intégration sociale des personnes qui en souffrent et leur garantir un soutien de qualité ? L’Observatoire national des aides humaines, porté par Handéo, publie une étude sur les besoins d’accompagnement et les freins à un système d’intervention adapté.

Quels troubles psychiques ?

En Alsace, en Aquitaine et dans le Limousin, six services d’aide à domicile sont au centre de l’enquête. Ses auteurs entendent par « handicap psychique » tout trouble nécessitant un suivi médical régulier, mettant en cause les capacités cognitives et induisant des interactions sociales difficiles, voire un isolement total. La bipolarité, la dépression sévère et la schizophrénie figurent parmi les cas étudiés. « Les troubles du spectre autistique ou les syndromes tels qu’Alzheimer n’ont pas été pris en compte, même s’ils peuvent être associés », précise Cyril Desjeux, directeur de l’Observatoire.

Intervenir à deux

Pour Roselyne Touroude, membre du Comité d’orientation d’Handéo, les auxiliaires de vie « peuvent contribuer très efficacement à retrouver une meilleure estime de soi ainsi qu’à renforcer les liens sociaux. » Pour ces raisons, l’accompagnement est à réformer, selon le rapport. Comment ? En adaptant au mieux les formations d’aide à domicile. Les observateurs préconisent entre autres un système d’interventions en binômes : « Ce système permet de faire intervenir un aidant connu de la personne en cas de remplacement et d’éviter les situations imprévues, qui peuvent provoquer de la tension ou de l’anxiété », ajoute M. Desjeux.

Des formations plus spécifiques

L’Observatoire estime que le personnel aidant doit également avoir une connaissance aiguisée du handicap psychique afin d’éviter les mauvaises interprétations face à certains comportements. « Une fatigue extrême pourra passer pour de la paresse alors qu’il s’agira des effets secondaires d’un traitement, poursuit le directeur. Surtout, il est primordial d’écouter les envies de la personne et de stimuler ses capacités. Même si elle est en possession de toutes ses capacités physiques, elle ne veut pas forcément les utiliser. Le rôle de l’aidant est de lui redonner le goût de faire les choses. »

Un grand besoin de flexibilité

Parce que la plupart des troubles psychiques sont évolutifs, les plans d’accompagnement doivent pouvoir s’adapter en termes de volumes horaires. Cyril Desjeux juge important que ceux-ci ne soient pas figés. « Nous parlons de maladies fluctuantes. Celles-ci nécessitent un accompagnement plus ou moins intense selon les périodes, affirme-t-il. Après une hospitalisation par exemple, il faudra préparer le retour au domicile. À d’autres périodes, le plan d’aide pourra être allégé. »

La PCH trop difficile d’accès

Les résultats du rapport sont on ne peut plus clairs : formations plus spécialisées, volumes horaires flexibles, mises en pratique permettant d’apporter un réel mieux-être. Le principal frein à ce type d’accompagnement ? La reconnaissance du handicap lui-même ! « Pour obtenir la Prestation de compensation du handicap (PCH), les questions posées concernent surtout les capacités physiques et motrices d’une personne. Il est encore très difficile de prouver qu’on souffre d’un trouble psychique, qui est un handicap à part entière », regrette M. Desjeux. Le chemin de la reconnaissance reste encore long. Si les plans d’aide à domicile méritent des améliorations, le premier pas vers un réel processus de soin passe surtout par une modification du regard porté sur les troubles psychiques.

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Changer de regard sur les maladies psychiques

Est Républicain

« Les maladies psychiques sont incurables », dit la rumeur. Cyril Barlet, psychiatre et praticien hospitalier, affirme et démontre le contraire.

ordre le cou à ces phrases assassines qui stigmatisent les malades psychiques, Cyril Barlet le fait d’autant plus volontiers qu’il est résolument optimiste sur le sujet.

D’abord, il faut l’admettre, certaines maladies psychiques sont incurables, mais pas celles que l’on croit. « Les démences, de type Alzheimer, ne se guérissent pas. On peut juste essayer de ralentir le processus démentiel et améliorer l’environnement du malade. » Mais quand la rue dénonce, elle ne pense pas à Alzheimer, elle pense psychoses : schizophrénie, ces pathologies qui font, exceptionnellement, tomber les malades dans les faits divers violents et incompréhensibles.

« On guérit de la plupart des maladies psychiques. Votre voisin a peut-être à un moment de sa vie été diagnostiqué schizophrène et vous ne le savez pas. Un quart des patients atteints de schizophrénie retrouveront un fonctionnement psychique tout à fait sain. Dans 50 % des cas, la maladie évolue vers une rémission prolongée permettant au patient de retrouver un fonctionnement satisfaisant dans son milieu social. En revanche, dans 25 % des cas, on note une aggravation progressive des troubles schizophréniques. »

Point commun à la plupart des maladies mentales, leur évolution est fluctuante, avec une alternance d’états de crises et de périodes de rémissions plus ou moins longues.

« Au centre hospitalier de Novillars, les trois-quarts des patients sont suivis uniquement en ambulatoire. Ils sont soignés en hôpital de jour, en centre postcure ou en centre médico-psychologique. Un quart des patients seulement sont pris en charge à l’hôpital, pendant les périodes de crise psychique, et seuls quelques-uns sont potentiellement dangereux pour eux-mêmes ou pour autrui. La durée d’un séjour hospitalier n’est que de 25 jours en moyenne. »

Malgré la réalité des chiffres, dans chaque département, le nom de l’hôpital psychiatrique n’est pas anodin, il prête à rire, à menacer… « Tu vas finir à Novillars. »

Les familles sont des relais

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GUIDE DU SYSTEME DE SANTE ET DU SECTEUR MEDICO-SOCIAL

Nous avons le plaisir de vous informer qu’un guide des usagers du système de santé et du secteur médico-social a été réalisé par la Commission Spécialisée dans le domaine des Droits des Usagers (CSDU) sous l’égide de la Conférence Régionale de Santé et de l’Autonomie de Lorraine (CRSA).

Ce guide est un outil pour mieux comprendre et faire respecter les droits de la personne en matière de santé et permettre à chaque citoyen d’être acteur de sa santé.

Cette publication est disponible en téléchargement sur le site de l’A.R.S. Alsace, Champagne, Ardenne, Lorraine ci dessous :

Guide du système de santé et du médico-social

 

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(Re)connaître le handicap psychique pour permettre l’insertion par le travail des personnes touchées

Miroir Social

Méconnu et mal pris en charge, le handicap psychique touche pourtant un nombre croissant de personnes, estimé à 600 000 en France en 2012. Cyclique, cette pathologie est souvent associée à tort au handicap mental. Elle apparaît en général en fin d’adolescence sous forme de troubles bipolaires, de schizophrénie ou de dépression. Mais elle touche aussi un nombre grandissant d’adultes en proie à l’épuisement professionnel. L’enjeu de la prise en charge consiste à stabiliser l’état psychique des gens pour leur permettre de retrouver la confiance en eux, comme tout citoyen au sein de notre société.

Le handicap psychique est le mal-aimé de la politique de santé publique.

Or le handicap psychique est le mal-aimé de la politique de santé publique. Si la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des handicapés » reconnaît bien le handicap psychique et estime qu’il doit être compensé, ….

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