Handicap psychique. Quels hébergements ? (Bretagne)

letelegramme_logo

 

 

Quels hébergements privilégier pour les malades psychiques ? L’Unafam, association des familles de malades, a enquêté auprès de 161 partenaires et avance un constat : il faut avant tout combattre l’isolement et proposer des solutions variées.
Une quinzaine de bénévoles de l’Unafam (Association de familles de malades psychiques) ont mené, à partir de novembre 2014, une enquête sur le logement des personnes handicapées psychiques. Un long travail qui a donné la parole aux premiers concernés, mais aussi à leurs parents, aux soignants, aux travailleurs sociaux… Les 70 pages de témoignages et de constats seront condensées pour transmettre le message aux politiques.
Handicap stigmatisé
« Les mots qui sont revenus le plus souvent sont : isolement et solitude. L’essentiel pour nous est l’accompagnement, y compris dans des logements où les personnes sont censées vivre seules. Même la simple présence d’un gardien dans l’immeuble est un facteur de sécurité », indique Gil Cochennec, de l’Unafam, qui a choisi de présenter les conclusions de l’enquête à la Maden, cette résidence accueil qui a ouvert ses portes, en 2012, dans l’ancien foyer-logements Tartu-Bouvet, à Saint-Pierre.
« Dans notre enquête, nous avons pris en compte tous les lieux de vie », précise Gil Cochennec. Le handicap psychique est susceptible d’être stigmatisé et la recherche d’un logement, souvent difficile. Faute d’un accompagnement, les troubles liés à la maladie peuvent aussi entraîner de graves difficultés avec le voisinage. « La résidence accueil, c’est bien, mais cela ne convient pas à tout le monde. Il faut une réponse variée aux besoins en logement ». Certains sont à la rue, beaucoup restent au domicile des parents ou tentent l’autonomie en appartement mais, sans accompagnement, cela peut aboutir à un échec et au retour chez les parents. « À la sortie de l’hôpital, l’appartement thérapeutique, qui relève du champ médical, est un passage vers le projet social des personnes malades ».
L’argent public dépensé
Au chapitre de l’argent public dépensé, l’Unafam note que l’État ne verse que 16 € par jour pour une résidence accueil. Un SAVS (service d’accompagnement à la vie sociale) perçoit entre 35 et 40 €, mais ce n’est plus l’État qui intervient, c’est le conseil général, au titre de l’action sociale, qui règle l’addition. Et une journée à l’hôpital psychiatrique revient jusqu’à dix fois plus cher qu’une journée d’accompagnement en SAVS, mais ce n’est plus le conseil général, c’est l’État qui paye cette fois-là. Davantage de financement d’accompagnement éviterait peut-être de coûteux retours en hospitalisation.
« Ici, je suis heureuse »
Et l’Unafam note que l’enquête a révélé des résultats probants. « Les formules : « Je n’ai été hospitalisé que » ou « Je n’ai plus jamais été hospitalisé » ou tout simplement « Ici, je suis heureuse » sont légion parmi les personnes qui ont eu le bonheur d’intégrer une structure ou d’obtenir d’être accompagnées par un SAVS, quand bien même cet accompagnement n’aurait duré que le temps d’une médiation ».
……

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s