Objectif perte de poids pour les schizophrènes

 

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Qu’il s’agisse d’un modus vivendi médiocre (sédentarité), de mauvaises habitudes alimentaires, d’un effet indésirable des médicaments antipsychotiques, ou/et d’une caractéristique propre à la maladie mentale elle-même, le surpoids et l’obésité sont fréquents chez les schizophrènes, avec une incidence néfaste sur leur bien-être, voire la survenue de complications somatiques parfois graves : syndrome métabolique, diabète, pathologies cardiovasculaires…

 

Ce constat préoccupant a incité une équipe du Danemark à revoir la littérature médicale de langue anglaise (à partir de PubMed, Embase, PsycInfo et Cinahl) pour identifier les publications  consacrées aux interventions destinées à réduire la surcharge pondérale et à l’incidence péjorative de cette dernière sur la santé physique des patients schizophrènes. Les auteurs ont examiné des études (randomisées ou non) visant à comparer l’effet du traitement standard à celui d’une intervention complémentaire non pharmacologique, visant à favoriser une baisse du poids ou à estomper son retentissement nuisible pour l’organisme.

 

Parmi 1 713 références initiales, les études proposant un changement de traitement neuroleptique (switching antipsychotic medication) comme celles avec un traitement médical de l’obésité ont été exclues, et 23 études ont été retenues in fine afin d’évaluer, comparativement à la prise en charge habituelle du patient schizophrène, l’efficacité de 4 types possibles d’interventions contre le surpoids :

– interventions d’ordre diététique (4 études) ;

– interventions basées sur la pratique de l’exercice physique (5 études) ;

– interventions de type cognitivo-comportementaliste (3 études) ;

– interventions combinant plusieurs de ces approches (11 études).

 

Cette revue montre que toutes ces interventions se révèlent « efficaces pour réduire le surpoids et améliorer les paramètres somatiques » : cholestérol, lipoprotéines, glucose… Quand plusieurs approches se combinent (diététique, cognitivo-comportementaliste, exercice physique), il est « impossible de préciser quelle composante de l’intervention » s’avère plus particulièrement efficace, d’autant plus qu’un « effet synergique » de ces différentes approches est envisageable.

Dr Alain Cohen

 

 

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