Le médecin face au syndrome d’aliénation parentale

jim.fr logoParis, le mercredi 16 juillet 2014 – Les séparations sont aujourd’hui très fréquentes : on estime ainsi qu’un couple sur deux divorce ou divorcera, une proportion qui atteint même les 70 % dans les grandes villes. Ces situations ont évidemment des conséquences sur la garde des enfants et sur le partage de l’autorité parentale, notions qui ont été récemment abordées à l’occasion du début de l’examen de la loi sur la famille. Si dans la majorité des cas, les parents font preuve de suffisamment d’intelligence et de diplomatie pour que l’avenir de leurs enfants n’ait pas à pâtir de la fin de leur vie de couple, il existe néanmoins des situations, nombreuses, où les difficultés sont multiples. Elles s’observent notamment dans la pratique quotidienne des médecins prenant en charge ces enfants. Dans une tribune publiée par l’Express, hier, le Docteur Olivier Badelon, chirurgien orthopédiste pédiatre décrit : « En cas d’intervention sur des mineurs, c’est-à-dire des enfants de moins de 18 ans, la loi oblige les médecins à demander l’autorisation écrite des deux parents de façon circonstanciée avec le diagnostic et le traitement prévu, tout en précisant qu’ils ont bien compris l’intérêt et les risques encourus. Cette clause est simple à respecter quand les deux parents sont présents lors de la consultation pré-opératoire et qu’il s’agit d’une intervention programmée non urgente, ou quand ils s’entendent bien, car ils peuvent signer cette autorisation immédiatement tous les deux, ou le faire plus tard en prenant le temps de la réflexion avant l’intervention. Tout se complique dans l’urgence et/ou quand l’un des parents est absent et cela peut devenir un vrai dilemme quand les deux parents ne s’entendent pas. Cela est aggravé quand le parent qui a les enfants sur son compte de Sécurité Sociale ou son contrat d’assurance complémentaire est celui qui est sans ressources, car le parent qui a un revenu peut refuser de payer de peur que l’autre parent qui sera remboursé ne lui rende pas en retour l’avance qu’il a faite au moment des soins. Cela est aussi vrai pour tout traitement médical avec alors un retard à l’accès aux soins pour l’enfant ».

suite de l’article sur le Journal International de Médecine : cliquez-ici.

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