Alerte au sujet de la Commission des citoyens pour les droits de l’Homme (CCDH)

Alerte au sujet de la Commission des citoyens pour les droits de l’Homme (CCDH) Vosges Matin a publié dans son édition du 6 août une information annonçant deux manifestations de lacommission des citoyens pour les droits de l’Homme, CCDH, dans les prochains jours avec pour objectif annoncé « d’alerter les autorités sur la situation particulièrement préoccupante de la psychiatrie dans les Vosges et sur le manque de contrôle de la part des autorités dans le département ». Qui parmi nous n’adhérerait pas à ces revendications, notamment la première, d’autant plus qu’elles sont portées par un organisme dont l’appellation peu sembler très officielle et inspirer confiance. Depuis plusieurs années, l’Unafam est attentive aux activités de la CCDH. Au delà de toute prise de position cultuelle et/ou partisane, je crois qu’il est de ma responsabilité de vous communiquer les informations en ma possession au sujet de cette organisation afin de participer à la formulation de l’opinion objective que vous pourriez souhaiter vous faire sur ses actions. La CCDH est une association loi 1901, elle ne doit donc pas être confondue avec des instances gouvernementales ou associatives reconnues d’utilité publique comme la CNCDH, Commission nationale consultative des droits de l’Homme ou la Ligue française des droits de l’Homme. Homologue de la « Citizens commission on human rights » pour les pays francophone, la CCDH est affiliée à l’église de scientologie. Elle se présente comme ayant pour objectif de lutter contre les « violations des droits de l’homme en psychiatrie » : recours abusifs aux psychotropes, à l’électroconvulsivothérapie et aux internements (soins sans consentement administratifs ou à la demande d’un tiers). Cette organisation soutien que la maladie mentale n’est pas une « maladie médicale » et que la psychiatrie, est une «pseudo-science » qui constitue un danger pour la société. En 2005, le rapport de la Miviludes, Mission interministérielle pour la lutte contre les sectes, estimait que l’église de scientologie tentait de « s’infiltrer dans le dispositif de santé mentale » par l’intermédiaire de la CCDH et de l’association Éthique et Liberté. Son mode d’action repose, notamment, sur des manifestations devant les hôpitaux psychiatriques et sur des actions de lobbying, en particulier auprès des élus (question au gouvernement de Claude Bartolone, député, en septembre 2008). A cette époque la CCDH avait transmis aux parlementaires un document, compilant les rapports des CDHP, commissions départementales des hospitalisations psychiatriques. A plusieurs reprises les autorités sanitaires françaises sont intervenues pour préciser leurs réserves face à certaines campagnes ou prises de positions de la CCDH.
Forte des 50 années de combat de l’Unafam pour les droits personnes en souffrance psychiques et de leurs familles, sa délégation des Vosges peut légitimement exprimer ses inquiétudes face à des pratiques dont les objectifs réels, interprétés à travers les prises de positions de l’église de scientologie, ne correspondent pas à ses valeurs et peuvent laisser supposer des effets néfastes sur des personnes en situation de grande fragilité mentale et/ou sociale. Cordialement
Daniel Crochetet
Président Délégué UNAFAM des Vosges

Film Grand départ : la folie plein écran avec Eddy Mitchell

logo-handicapFilm Grand départ : la folie plein écran avec Eddy Mitchell

Résumé : Eddy Mitchell incarne un homme atteint d’une folie neuro-dégénérative. Parmi ses deux fils, l’un est cyclothymique. Le trouble psychique est au cœur d’une comédie,  » Grand départ, qui sort le 4 septembre 2013.

Par Handicap.fr le 05-09-2013
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Entre la figure écrasante d’un frère cyclothymique et celle d’un père atteint d’une folie neuro-dégénérative aussi drôle qu’inquiétante, Romain ne peut plus se contenter d’être celui qu’il a toujours été : le garçon qui fait ce qu’on attend de lui sans broncher. À l’aube de la trentaine, il est grand temps qu’il affronte enfin son père cinglé, son frère cynique et ses propres tendances à refouler ses émotions et sa sensibilité pour réussir à assumer pleinement sa normalité…

Une histoire perso

Comment est née l’idée de ce film ? Nicolas Mercier, le réalisateur, qui signe là son premier long-métrage, confie : « D’un épisode familial que j’ai vécu. Mon père a effectivement été atteint d’une maladie neuro-dégénérative qui l’a rendu fou, et nous l’avons accompagné mon frère et moi. Mais raconter ce que nous avions vécu tous les trois de mon point de vue ne m’intéressait pas. Ce qui me passionnait c’était d’observer comment cette maladie avait été l’occasion, pour mon jeune frère, de se réapproprier sa relation avec notre père. La maladie n’est pas le sujet, elle ne sert que de fil rouge au récit. »

Une tragédie comique

Ce sujet est traité sur le ton de la comédie. Tel est le parti-pris du réalisateur : mettre de la drôlerie en tout, y compris en rendant compte d’une expérience douloureuse. « Même si, le plus souvent, la maladie est un événement qui se termine tragiquement, elle peut, dans l’intervalle, déclencher des choses assez étonnantes et faire tomber certaines barrières. Le rire reste une formidable porte de sortie face à la tragédie humaine. »

Un film de Nicolas Mercier
Produit par Move Movie
Genre : Fiction – Comédie
Durée : 1 h 26 min
Sortie en France : 4 septembre 2013
Avec Pio Marmaï, Jérémie Elkaïm, Eddy Mitchell, Chantal Lauby, Charlotte de Turckheim et Zoé Félix.